Pr Swaniewicz

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Swianiewicz

 

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Le sort des soldats polonais après la guerre

Les généraux polonais qui combattirent en Europe occidentale aux côtés des Alliés furent laissés sans aucun soutien après la guerre.

Ainsi ont-ils été manœuvres dans des usines, gardiens de nuit dans des chantiers de construction, portiers…

Le Général Stanisław Sosabowski, commandant les parachutistes polonais à Arnhem, travailla pour le reste de sa vie comme employé d’entrepôt dans une usine.

Lien utile : http://ww2.pl/a-propos-de-ce-site/

https://i0.wp.com/i.wp.pl/a//f/jpeg/32978/nac_stanislaw_maczek_970.jpeg Le 26 février 1945, sous l’Arc de Triomphe à Paris, le Général Alphonse Juin décore le Général Stanisław Maczek de la Légion d’Honneur (photo NAC).

Le Général Stanisław Maczek, commandant une Division pendant la guerre, commença à travailler comme vendeur ; il fut barman à Dorchester et Learmonth, près d’Edimbourg, écrit dans un article pour WP.PL le Dr Timothy Pawłowski. Les soldats qui ont décidé de retourner en Pologne connurent un sort moins enviable.

En septembre 1939, l’Armée polonaise fut vaincue par l’Armée allemande et l’Armée rouge. Il est rapidement apparu que les envahisseurs sous le signe du nazisme et rouge brun du communisme conquirent presque tous les pays européens. La Pologne, cependant, est devenue une véritable exception ; n’ayant en fait plus de territoire, elle fut en mesure de produire un grand nombre de forces armées. Alors que les soldats libres belges et néerlandais combattant en Europe auprès des Britanniques et des Américains se comptent par milliers, les Polonais se comptèrent par centaines de milliers. L’Armée polonaise a combattu à Narvik, Tobrouk, Monte-Cassino.

En mai 1945, 210 000 hommes figuraient dans les rangs des Forces Armées Polonaises à l’Ouest, leur nombre continuant de croître.

Malheureusement, même si l’Allemagne fut vaincue, la guerre ne s’est pas achevée par une victoire polonaise. Les territoires de la République de Pologne étaient occupés par les Soviétiques et Joseph Staline lui avait arraché près de la moitié de la superficie d’avant-guerre et installé à Varsovie un gouvernement à ses ordres.

La société était épuisée et désorientépar les conséquences de la Guerre ; alors, même si les nouveaux occupants rencontrèrent une hostilité généralisée, seuls quelques-uns les combattirent. Un autre coup de poignard frappa la Pologne à l’été 1945, lorsque les puissances occidentales retirèrent leur soutien au Gouvernement polonais exil, pour reconnaître celui mis en place par les Soviétiques à Varsovie.

Trompés par la nouvelle Pologne

Le 26 septembre 1946, le gouvernement publia une résolution privant 76 officiers de l’armée polonaise de leur citoyenneté.

Parmi eux : le commandant de MonteCassino, les Général Władysław Anders, le Général Stanisław Maczek, commandant à Falaise et Antoni Chruściel, chef de l’insurrection de Varsovie. Cette résolution honteuse concernant les officiers a été abrogée en 1971 par les autorités de la République de Pologne populaire, qui, cependant, ont tellement haï le Général Anders, que sa citoyenneté n’a été restaurée qu’en 1989.

Sur près du quart de million de soldats des Forces Armées Aolonaises, dans les premières années suivant la guerre, 105000 revinrent en Pologne, principalement des hommes de troupe. Sur les 126 généraux, 106 préférèrent rester à l’Ouest. Ils pressentaient qu’ils pourraient tomber entre les mais des bourreaux soviétiques du NKVD et partager les sort de ceux assassinés à Katyn ou déportés en Sibérie. Cette fois, ce n’était pas si mal ; contrairement à ceux de Katyn, ils étaient trop vieux et trop malades pour constituer une menace pour le régime et ils ont survécu.
Des capitaines et majors comme Kirchmayer, Mossor, Herman, Stewart, Andrew devinrent instantanément généraux et participèrent à la répression des Indépendantistes clandestins. Presque tous les officiers d’avant-guerre qui prirent des commandements dans l’Armée polonaise renaissante furent persécutés. Au départ, en 1947, on les encouragea à rejoindre la nouvelle Armée populaire. Ils l’ont fait pour diverses raisons : certains voulaient reconstruire leur pays, d’autres firent confiance laux promesses du nouveau pouvoir, d’autres faire carrière.

La répression s’abattit sur eux en 1949, le NKVD n’intervenant pas directement mais donnant carte blanche à ses homologues polonais : Renseignement Militaire et Office de Sécurité.

Le premier fut le Général Tatar qui croyait avoir obtenu les bonnes grâces du Régime de Varsovie, en rapatriant l’or du Fonds de la Défense Nationale qui lui avait été confié.

Il fut arrêté, torturé et condamné à mort. Kirchmayer, Mossor, Herman et Stewart le suivirent. La torture a été si brutale que Herman est mort pendant l’instruction. Mossor mourut peu après sa sortie de prison et Kirchmayer est devenu infirme.

Moeurs soviétiques

Des généraux ont été assassinés, mais aussi d’autres gradés, comme le capitaine Zbigniew Przybyszewski, qui en 1939 commanda l’artillerie côtière de Hel, endommageant le cuirassé Schleswig-Holstein. Il a été abattu d’une balle dans la nuque, ainsi que plusieurs de ses subordonnés et supérieurs. Stanisław Skalski, un des as de la chasse polonaise fut torturé et condamné à mort. Sa peine fut commuée. Réhabilité en 1956, il finit général. Décès en 2004..

La plupart des officiers de l’Armée polonaise d’avant-guerre, non seulement n’ont pas coopéré avec le nouveau gouvernement, mais luttèrent activement contre lui.

Le capitaine Witold Pilecki, qui au cours de la guerre s’est fait interner dans le camp de concentration d’Auschwitz, pour y organiser un mouvement de résistance et s’évada sa mission accomplie.

A suivre …

Le défilé de la Victoire du 8 juin 1946

« Le 8 juin 1946, un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, un grand défilé de la Victoire eut lieu à Londres. Du cortège s’étirant sur plusieurs kilomètres, les Polonais furent absents. La Pologne avait été abandonnée à l’URSS comme faisant partie de sa zone d’influence. » explique le professeur Daria Nałęcz.
L’invitation à la parade de la victoire ne fut formulée par les Britanniques aux soldats du 303e Escadron que très peu de temps avant la parade.

Les Britanniques ne voulaient pas que des parachutistes et les marins des Forces Armées Polonaises participent au défilé, alors qu’ils constituaient l’un des principaux groupes nationaux ayant combattu l’Allemagne nationale-socialiste. En 1945, les Forces Armées polonaises de l’Ouest comptaient environ 200 000 personnes. Ceux d’Europe orientale, plus de 100 000.

Dans ces circonstances, les aviateurs du 303e Escadron, qui se rendirent célèbres lors de la Bataille d’Angleterre – en signe de solidarité – renoncèrent à participer au défilé. En conséquence, sur l’allée londonienne « The Mall », aux côtés des Anglais et des Américains, défilèrent, entre autres Tchèques, Belges, Brésiliens, Mexicains et même des vétérans d’Iran et de Fidji. Il n’y eut pas de Polonais.
Historienne, Daria Nałęcz explique que les Britanniques ne voulaient pas froisser les Russes, car la Pologne était considérée comme intégrée à la zone d’influence soviétique. « Le Gouvernement polonais de l’Ouest n’a pas été reconnu, il a fallu oublier tout l’effort armé des Polonais de l’Ouest », a-t-elle déclaré lors d’un entretien. En ajoutant que si les représentants des Forces Armées Polonaises auraient dû participer à un défilé proportionnellement à l’ampleur de leur lutte contre l’Allemagne, le gouvernement britannique devrait en quelque sorte se rapporter à la situation politique de l’époque. Et il n’en voulait pas. « La Pologne en tant qu’acteur sur la scène internationale n’existait pas », a-t-il souligné.
En 2003, le Premier ministre britannique Tony Blair a présenté ses excuses aux vétérans polonais pour l’attitude de ses prédécesseurs en 1946 et l’absence d’invitation à la parade de la Victoire.
Deux ans plus tard, les Polonais participèrent pour la première fois à ce défilé, à Londres.
« En 1946, Staline ne nous a pas permis d’être invités au défilé de la victoire. »

Après 60 ans, ils ont finalement reconnu le fait que nous avions combattu le Troisième Reich et formé la quatrième plus grande armée. » nous précise un vétéran, Marian Falana, qui combattit dans la 3ème Division d’Infanterie des Carpates dans l’armée du général Władysław Anders.

https://gosc.pl/doc/877315.Londynska-pa … ez-Polakow

Le destin de l’Ukraine


Perejasław, la ville où en 1654 fut prise la décision de lier le destin de l’Ukraine à Moscou, regarde aujourd’hui vers l’Occident.

Sur la rue Moskiewska, pleine de nids de poule, allait le fier boyard Wasyl Buturlin, envoyé du Tsar Alexis. Le chemin passait près d’une épicerie, où l’on vend de la bière et des poulets cuits à la broche. Près de lui marchait le vaillant colonel de Cosaques, Paweł Tetera, qui l’avait accueilli dans les faubourgs.

Dans la clairière où se rejoignent les rivières Alta et Trubiz, Bohdan Chmielnicki arriva un peu après. Précisément le 16 janvier 1654.

Beaucoup d’historiens affirment qu’à l’endroit où les habitants s’assoient sur dans bancs en bois situé dans un parc de loisirs s’est décidé pour des siècles l’avenir de l’Ukraine.
Le Hetman, qui avait battu plusieurs fois, sans vraiment la vaincre, la République Nobiliaire devait trouver un protecteur. Le Sultan turc ou le Khan de Crimée furent approchés, sans trop de conviction, car étant des « Infidèles ».

« Inutile de vous décrire l’oppression subie des seigneurs polonais », déclara-t-il aux Cosaques rassemblés. « Et le Tsar est de la même sainte confession que nous. De la même foi ! », insista-t-il.
La question ainsi présentée, Alexis fut choisi.

Cette « union » avec la Russie était un geste tactique de la part de Chmielnicki, une sorte de pacte défensif. La façon dont cela s’est terminé, bien ou mal, est à débattre par les professeurs et les politiques.

La monnaie du Ghetto de Łódź

http://www.aish.fr/shoah/temoignages/Ces-photos-ne-furent-pas-approuvees-par-les-Nazis.html

Le 8.IX.1939, les armées allemandes occupèrent la ville de Łódź. A peine 6 mois plus tard, le 8.II.1940, le Président de la police de Łódź promulgua une ordonnance en vue de créer un quartier d’habitation pour les Juifs dans la partie nord de la ville.
Les portes du Ghetto se ferment le 1.V.1940. Le fragment du Ghetto situé le plus au sud était délimité par la rue Północna. Plus loin, en se dirigeant vers la partie occidentale, les limites du Ghetto étaient déterminées dans l’ordre par les rues : Nad Łódką, Podrzeczna, Drewnowska, Lutomierska, Ślusarska, Drewnowska, Generalska, Wrześniewska, Urzędnicza, Zgierska, Żurawia, Okopowa, Marysińska, Inflancka, Zmienna, Bracka, Przemysłowa, Boya Żeleńskiego, Wojska Polskiego, Oblęgorska, Smugowa et Franciszkańska.

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Il renfermait plus de 160 milliers de citoyens polonais d’origine juive. Le Ghetto était placé sous les pouvoirs du Gettoverwaltung, dont le chef était un commerçant de Brême, Hans Biebow. Il dépendait directement du super-bourgmestre de Łódź – Ventzki.
Le Ghetto avait également un directoire juif, le Conseil des Anciens (Der Alteste der Juden), à la tête duquel figurait un commerçant peu connu, de Łódź, Chaim Mordechaj Rumkowski. Il fut l’organisateur de l’administration, de la police, des tribunaux, des prisons, d’entreprises, d’écoles, d’hôpitaux, etc.
Ainsi, le Ghetto de Łódź devint une création rappelant « un Etat dans l’Etat » – en réalité un gigantesque camp de concentration.
Le bourgmestre de Łodź, avec l’aval de la direction de la ReichsBank, recommanda à Rumkowski la création de monnaies spécialement destinées au Ghetto. La production de monnaies de nécessité pour les prisonniers de camps clos n’était pas une idée nouvelle. Cela avait déjà été pratiqué à grande échelle au cours de la Première Guerre mondiale. Cela devait interdire aux éventuels évadés tout déplacement autonome en dehors du camp.
C’était certainement le même dessein qu’avaient à l’esprit les inspirateurs de projet d’édition de monnaie pour le Ghetto de Łódź. Un atout supplémentaire pour les Allemands était la récupération de marks, utilisés jusqu’alors par les habitants du Ghetto.

« Par la diffusion de l’argent du Ghetto comme moyen unique de paiement, le maître des Juifs rentrait en possession des réserves de marks détenues dans le Ghetto, au moyen desquelles pouvaient être acquises toutes les marchandises nécessaires au maintien du Ghetto … » – écrivait le Directeur de l’Administration du Ghetto de Łódź en 1941.
Le taux de change pratiqué était résolument défavorable pour les Juifs et revenait à une autre forme de spoliation.
En juin 1940, furent mis en circulation des bons de papier d’une valeur nominale de : 50 pfennigs, 1, 2, 5, 10, 20 et 50 marks, rapidement surnommés par la population du Ghetto « rumki » ou « chaimki » du nom de Chaim Mordechaj Rumkowski, dont la signature figurait sur les billets.

Au début, Rumkowski s’était adressé à l’artiste-peintre Wincenty Brauner pour la maquette du projet. Sur les croquis réalisés par ce dernier figurait un homme arrachant ses chaînes sur fond de soleil levant. Pour des raisons compréhensibles ce projet ne fut pas accepté. En définitive, le projet des billets mis en circulation fut réalisé par le directeur du secteur du Bâtiment du Ghetto, l’ingénieur en architecture Ignacy Gutmann, les détails particuliers des billets étant dessinés et préparés pour l’impression par un graphiste de Łódź, Pinkus Szwarc. Après l’acceptation du projet par les autorités allemandes, les billets furent réalisés par une imprimerie sise à Łódź, en dehors du Ghetto, ul. Żeromskiego 87 (alors Ludendorffstrasse 87) pour un montant total de 7 348 000 marks (au lieu des 8.206.000 prévus à l’origine). Après la mise en circulation de ces billets, Rumkowski publia une annonce enjoignant l’échange des marks allemands contre les nouveaux marks du Ghetto, auprès de la Banque du Ghetto située ul. Marynarska 71 ou de son agence sise ul. Limanowskiego 56.

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Un fait qui éveilla la curiosité fut l’esthétique et la solidité de la monnaie papier du Ghetto, pour sa destination et les conditions de l’époque. Toutefois, il apparut dans le Ghetto un faussaire nommé Rauchwerger qui a réalisé entre 1940 et 1941 5 500 exemplaires de faux billets. En janvier 1942, il fut déporté du Ghetto au camp de Sachsenhausen où, comme bon spécialiste, il falsifia officiellement et sur commande des Allemands des livres anglaises et des dollars américains.
Il est intéressant de savoir que les ghettos de Białystok et Varsovie firent également des démarches pour introduire sur leur territoire une monnaie de nécessité, mais n’obtinrent pas l’accord des autorités allemandes.

Le 1.III.1942 Rumkowski retira de la circulation la menue monnaie polonaise et allemande, ce qui provoqua une pénurie de menue monnaie.
De ce fait, la Poste, entre autres, eut des soucis pour vendre ses cartes postales à 10 pfennigs. Dans cette situation, Rumkowski donna le 17.IV.1942 l’autorisation à la Poste du Ghetto d’émettre ses propres billets d’une valeur nominale de 10 pfennigs. La Poste diffusa aussi une seconde série de bons similaires le 15.V.1944, mais ceux-ci n’eurent aucun effet en raison de l’importante dépréciation de la monnaie.
Malgré l’émission des bons de 10 pfennigs par la Poste, le manque de menue monnaie à l’intérieur du Ghetto se faisait de plus en plus sensible.
Dans ces circonstances, Rumkowski décida de frapper ses propres monnaies de 10 pfennigs, en menant parallèlement des pourparlers avec l’Administration allemande du Ghetto.

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Il fut créé (ul. Zgierska 56) un atelier de fabrication pour lequel Rumkowski avait prévu la frappe de 700 000 pièces de 10 pfen. et 400 000 unités de 5 pfen.
Toutefois, les autorités allemandes n’accordèrent pas leur autorisation, en raison de la trop grande ressemblance avec les monnaies allemandes. En conséquence, le 24.VI.1942, la production de ces monnaies fut définitivement arrêtée.

De même, trois projets successifs n’obtinrent pas l’approbation des Allemands. Le quatrième projet fut enfin accepté. C’est ainsi que le 8.XII.1942, la monnaie de 10 pfen. en bronze phosphoré fut mise en circulation avec un tirage de 100 000 exemplaires (au lieu du million prévu). Après sa mise en place, furent démonétisés tous les coupons de 10 pfennigs édités par la Poste. En raison de la rapide dévaluation de la monnaie du Ghetto, ces billets n’avaient plus aucune valeur et servirent aux habitants à allumer le feu, d’où le peu d’exemplaires originaux conservés jusqu’à nos jours.
Les monnaies suivantes frappées pour le Ghetto furent des pièces d’aluminium de 5, 10 et 20 marks, dont le concepteur fut Pinkus Szwarc, les coins étant réalisés par un graveur de Łódź, Morduch Glezer. Ces monnaies furent frappées à la Section de Métallurgie, transférée avec l’atelier de frappe de son ancien siège du 56 de la rue Zgierska dans de nouveaux locaux des anciens Abattoirs Municipaux, ul. Łagiewnicka 63.

Le 27.XII.1943 apparut la première des pièces frappées, d’une valeur faciale de 10 marks. La suivante fut celle de 5 marks, mise en circulation le 22.II.1944 (composée au départ d’un alliage de magnésium et d’aluminium, ensuite d’aluminium pur). La matière première pour la production de ces monnaies provenait d’épaves d’avions détruits ou de chutes de métal consécutives à leur production, d’où l’épaisseur variable des pièces (1,95-2,83 mm).
Les dernières à être mises en circulation furent les pièces de 20 marks. Cette opération eut lieu le 21.VII.1944, soit juste avant la liquidation du Ghetto. Il est possible que leur mise en circulation à cette date fut intentionnellement destinée à leurrer les derniers habitants du Ghetto qui s’attendaient à être déportés.

Parmi les curiosités, il faut relever la présence sur la pièce de 20 marks d’une sécurité ayant la forme d’un petit triangle situé en prolongement de la lettre « R » de « MARK ». Une autre curiosité est l’existence de monnaies originales frappées en d’autres métaux, y compris l’argent, à l’intention des hôtes hitlériens visitant l’atelier de frappe de Łódź.
Le 18.VIII.1944, l’argent de Rumkowski perdit toute valeur, bien que la mise en place complète fut achevée seulement le 2.IX.1944 après la déportation des derniers habitants vers le camp de concentration d’Auschwitz.

Après la guerre, les coins originaux utilisés pour la production des monnaies entrèrent en possession du directeur des Ateliers de la Monnaie de Varsovie – Władysław Terlecki, collectionneur et numismate, président de l’Association de Numismatique de Varsovie.
Il ordonna de frapper à partir des coins originaux des épreuves en plomb en double et simple face, en faible quantité. Actuellement, les monnaies du Ghetto de Łódź atteignent des cotes élevées, ce qui motive les faussaires à se spécialiser dans leur production. Les faux sont d’excellente qualité et difficiles à distinguer des originaux, les novices devant s’adresser à un expert pour en confirmer l’authenticité.

Auteur : Jacek Kamiński
jackuskm@poczta.onet.pl[/quote]

Fosses communes en Biélorussie

Kurapaty est un lieu sacré près de Minsk, capitale de la Biélorussie, où sont enterrées dans des fosses communes les victimes d’assassinats menés par le NKVD. Elles ont été ouvertes par des bulldozers lors de travaux en vue de la construction d’un immeuble de bureaux. Selon des historiens indépendants, elles seraient environ 250.000. Figurent des Polonais et des Biélorusses, ces derniers assassinés pour s’être opposés au gouvernement communiste. Selon les historiens, les 3872 Polonais de la « Liste biélorusse de Katyn » pourraient s’y trouver, assassinés sur les ordres de Staline en avril-mai 1940. De même que les victimes de l’ « Opération polonaise » du NKVD de l’année 1937 (100 000 Polonais assassinés) auxquels s’intéresse l’IPN. De même que des Polonais des Territoires occupés par les Soviétiques en septembre et éliminés après 1940. Près des tombes ont été trouvés des articles avec des inscriptions en polonais, médailles, etc. Le « champ de la mort » est marqué seulement par des croix de bois, les autorités biélorusses refusant de construire un monument et organiser la zone de protection adéquate. Kurapaty est un lieu sacré près de Minsk, capitale de la Biélorussie, où sont enterrées dans des fosses communes les victimes d’assassinats menés par le NKVD. Elles ont été ouvertes par des bulldozers lors de travaux en vue de la construction d’un immeuble de bureaux. Selon des historiens indépendants, elles seraient environ 250.000. Figurent des Polonais et des Biélorusses, ces derniers assassinés pour s’être opposés au gouvernement communiste. Selon les historiens, les 3872 Polonais de la « Liste biélorusse de Katyn » pourraient s’y trouver, assassinés sur les ordres de Staline en avril-mai 1940. De même que les victimes de l’ « Opération polonaise » du NKVD de l’année 1937 (100 000 Polonais assassinés) auxquels s’intéresse l’IPN. De même que des Polonais des Territoires occupés par les Soviétiques en septembre et éliminés après 1940. Près des tombes ont été trouvés des articles avec des inscriptions en polonais, médailles, etc. Le « champ de la mort » est marqué seulement par des croix de bois, les autorités biélorusses refusant de construire un monument et organiser la zone de protection adéquate.